crazy-jacky

07 avril 2008

Morphing, quand tu nous bluff !

Je ne résiste pas à vous proposer d'aller voir à cette adresse.
Il s'agit d'une construction artistique.
Si vous avez le son, n'hésitez pas, mettez-le.

http://www.artgallery.lu/digitalart/women_in_art.html

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01 avril 2008

Dites le avec des fleurs

Cette petite vidéo est dédiée à ceux qui avaient lu, sur ce blog, la bonne nouvelle de Noël.

ballade_romantique

vous trouverez son auteur en cliquant sur l'image finale, en dehors la flèche de mise en action


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30 décembre 2007

bonne année 2008

Eh oui, les Etats-Unis n'ont pas signé le protocole de Kyoto et la glace fond au pôle nord.


meilleurs_voeux_2008

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24 décembre 2007

La bonne nouvelle de Noël

enduro01_copier           ENDURO

J’ai l’impression qu’il y a des jours que nous sommes tous là, entassés, à faire chauffer nos mécaniques bien huilées. Il fait une chaleur moite, épouvantable, irrespirable. On me pousse, on me tire, je suis secoué de toutes parts. Je ne sais plus trop où j’en suis et puis soudain il y a comme quelque chose qui lâche devant d’un seul coup et je me retrouve littéralement propulsé.

Dans les premiers moments, la zone de départ est le théâtre d’une véritable hécatombe. On n’y voit goutte. Il y a ceux qui n’ont pas réussi à partir, ceux qui se sont fait laminer, ceux qui sont déjà perdus, hors-jeu. Certains se sont plantés dans des parties trop molles et s’épuisent à essayer d’en sortir. D’autres, sans scrupules passent par dessus ceux qui n’en sortiront sans doute pas vivants. J’en ai vu deux, à ma droite, se percuter en plein vol à la première rupture de pente.

Moi, j’ai la chance de faire partie d’un petit groupe qui avance vite sans trop se gêner. Il faut rester vigilant, sur ses gardes, car la course est longue et il n’y a toujours qu’un vainqueur, le plus tenace, le plus volontaire, le mieux entraîné, le plus chanceux. Oui, il faut un peu de tout ça pour réussir. Rien n’est joué d’avance.

Ouf ! j’ai failli me planter à m’imaginer déjà accueilli comme une star au pinacle des champions reconnus. Il faut que je reste concentré, à fond dans mon parcours avec une seule idée en tête, avancer, progresser le plus vite possible. Nous ne sommes plus qu’une dizaine à la lutte qui pouvons encore prétendre à la victoire. Je me suis calé complètement sur la droite. J’ai choisi de rester là parce que le revêtement semble plus fluide. Les autres s’embarquent tous à gauche. Je m’obstine. Pari fou ! Peut-être, mais je dois prendre des risques si je veux faire la différence, et puis c’est mon caractère.

A l’autre extrémité de l’étroit goulet je suis en tête et tout semble clair devant. A moins que je ne me sois trompé. Dans cette pénombre avec cette lumière orangée, ce n’est pas facile de se repérer. Mais je ne rêve pas. Là, en face, je reconnais l’objectif. C’est cette boule ronde cent fois imaginée qu’il me faut toucher le premier. Je me jette à fond dans la dernière descente, je prends de l’élan pour gravir cette ultime petit col et...

 

Erreur d’appréciation ? Je pars en vol plané droit devant. Par chance, j’arrive la tête la première dans une zone très douce et molle. J’ai perdu mon casque et mon engin de propulsion. Je m’enfonce doucement et inexorablement dans l’épaisseur de ce corps tendre et chaud et curieusement je me sens bien, comme soudain parfaitement protégé, avec cette étrange impression de flotter.

Je débouche dans une salle sphérique à la lumière bleutée. Sensation superbe de voyage aquatique. Le Grand Bleu, version tiède. Je suis très calme. Je flotte sans effort.

Il y a cette forme luminescente qui s’avance vers moi en douceur. Je ne la connais pas mais je me sens tout de suite très attiré, comme si toute la course avait été organisée pour cet instant là. Je franchis la petite distance qui nous sépare encore et nous commençons à tourner sur place. J’ai l’impression de ne faire plus qu’un avec elle comme si je devenais quelqu’un d’autre en perdant un peu de mon identité.

Là-haut un miroir nous reflète. Et puis d’autres miroirs apparaissent qui se renvoient nos deux formes mélangées. Deux, quatre, seize, des centaines, des milliers d’images qui se répliquent à l’infini et nous continuons de tourner, enlacés, dessinant une double hélice incroyable. Et nous voilà, en quelques instants, le centre de cette fête où la profusion semble être la règle, où tout se multiplie inexorablement, s’organise, se structure dans un ballet féerique dont le code secret nous échapperait mais dont nous serions les concepteurs.

 

Collision paisible, fusion nucléaire pacifique ; l’instant d’avant sans destinée, l’instant d’après fécondée. Et c’est comme la plénitude gommant d’un trait l’incertitude dans ce minuscule paradis en gestation où tout ressemble à la vie.

 

Début

 

Aïe, neuf mois déjà, et me voilà arrivé à la toute Fin du début, car il n’y a pas de marche arrière sur ce genre d’engin.

 
Jacky FILS

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18 mars 2007

Chant pour Elle.

Qu’est ce que ça peut faire, au fond, si tu m’oublies, si je te manque ?
Qu’est-ce que ça peut faire dis-moi ?
Il y a cet instant où j’ai croisé tes doigts,
La trace de mon bras,
Cette robe qui te va.

Qu’est-ce que ça peut faire, en fait, si je t’ennuie, si tu me tentes ?
Qu’est-ce que ça peut faire dis-moi ?
Il y a ces mots que je murmure parfois,
La suite de je ne sais quoi
De tendre qui te va.

Qu’est ce que ça peut faire, dis moi, si tu es là où tout me manque ?
Qu’est-ce que je peux faire sans toi ?
Il y a ces regards qui parlent mieux que nos voix,
L’empreinte de nos pas
Qui se rejoignent parfois.

Qu’est ce qu’on va faire de nous, si tu me crois, quand je te tente ?
Qu’est-ce que je vais faire de moi ?
Il y a cette envie qui me laisse sans voix,
L’espace de nos joies
Qui se rassemblent parfois.

Jacky FILS 

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04 mars 2007

JOHAN

Ce texte est celui d'une chanson que j'avais écrite il y a plus de vingt ans, en hommage à celui qui voulait, pour tout le monde, "Amour et Connaissance" . Je constate que ce texte est resté, hélas, d'actualité. Je vous le livre tel quel.

T'as le regard si pur
Qu'on croirait marcher dans l'azur.
T'as l'air tellement perdu

Depuis que t'es r’venu.

Johan,

Ca fait un bail que t'es parti.

En deux mille ans t'as pas vieilli.

La terre promise n'est qu'un trou noir

Et toi t'es là, sur le trottoir.

Tu marches sur l'eau des caniveaux,

Tu prêches dans l' désert du métro.

Il reste un clou pour tes souliers,

Des marques rouges à tes poignets.

Ô, çà t' donne une drôle de gueule...

T'as le regard si bleu

Qu'on voudrait s'aimer dans tes yeux.

Mais personne te regarde,

T'es plus au hit parade.

Johan,

L'amour que t'avais inventé,

Cà t' fait tout drôle, t'as rien r' trouvé;

Tu frappes à n' importe quelle heure,

T'as tout juste les "restos du coeurs".

Sur le parvis des cathédrales

Y' a des marchands de cartes postales.

Au milieu des touristes en sandales

Tu planes tout seul, c’est pas banal.

Ô, çà t' donne une drôle de gueule...

T'as le regard si clair

Qu'on croirait toucher la lumière.

Au milieu des lasers

T'es pâle comme la misère.

Johan,

Ca servirait pas à grand chose

Que tu refasses les mêmes sermons.

Sur le Sinaï ça tourne pas rond,

Y' a plus grand chose qui tourne rond.

Tu peux toujours parler tendresse,

Personne t'écoute, y' a tout qui presse.

Au milieu des filles en walkman

Tu r'ssembles à une étoile en panne.

Ô, çà t' donne une drôle de gueule...

Johan,

T'aurais pas du partir comme çà,

Trente trois ans ça suffisait pas.

L'amour est rangé dans des fiches,

Le paradis est sur l'affiche,

Et toi t'attends que quelqu'un passe,

Qu'un homme s'arrête et qu'il t'embrasse,

Mais tout c' qu'on t' donne c' est d' la monnaie,

Tu vois Johan tu fais pitié.

Ô, çà t' donne une drôle de gueule...

Jacky FILS

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27 février 2007

Ronsard aussi aurait pu faire des haïku, peu s'en fallu

Mignonne allons voir

si la rose qui ce matin ...

n'a pas tout perdu.

Ronsard et... un peu moi.

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25 février 2007

Respire pour ne pas mourir.

Mais quel est donc ce désir d’écrire ?

Décrire pour mieux sentir ce qui nous hante, ce qui nous pousse.

S’ouvrir parce que l’autre se ferme.

Mais quel est donc ce désir d’offrir ?

S’offrir. Elle monte au bout de mon bras. Elle monte, comme une fumée dans l’air immobile, comme une invraisemblance que la chaleur attire. Elle monte au bout de mes doigts. Elle ondule et respire, trop fort, trop vite, trop longtemps. Elle respire parce qu’elle se sent partir, parce qu’elle va jouir. Elle a perdu ce sourire absent, celui qu’elle avait juste avant. Elle est mon sexe qui la traverse, qui la transporte ; elle est ses fesses dans ma main ouverte, ses fesses offertes. Elle monte et son corps pèse. Elle monte et je la baise. Son regard s’est enfui. Il court, oublie la nuit, la vie. Elle monte et se renverse. Ses seins gonflent et j’inverse, dans son corps, la caresse. Bascule. Son bassin recule, cherche mes mains, mes clavicules. Elle tombe, je la transperce et sa bouche abandonne, dans le creux de mon cou, ses dents comme des promesses. Elle mouille, se perd, se colle, et je m’oublie aussi, comme saouler de ses alcools. Elle s’enroule, m’enrôle, me roule, me frôle, et je dérive sous son corps, entre ses rêves et ses fantasmes, entre les larmes des derniers spasmes. Et nos peaux confondues dans un ultime geste se mélangent et nous laissent, oubli très confortable de tout ce temps qui reste.

Lentement, je reviens de loin.

Respire, murmure-t-elle, j’ai encore tant de chose à te dire. Respire pour ne pas mourir.

Mais quel est donc ce besoin d’écrire ce que nos corps n’oublient pas ?

Allez, je vous laisse, pardonnez-moi. 

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13 février 2007

Ah polythéisme, quand tu nous tiens !

Quelle drôle d’idée que d’inventer une fête pour s’aimer, un quatorze février !

Quelle drôle d’idée préfabriquée ce besoin de tout résumer !

Mais l’occasion est trop bonne de croquer la pomme.

Et si demain je dois vouer ma vie à un saint, je préfère Valentin.

Encore que, sa copine...

Jacky FILS. 14/02/2007

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Les chemins de la providence

   Salle de réunion. Nouvelle tête.
– Bonjour.
– Bonjour.
   Deux petits fils qui passent et restent là, en suspens, dans l’attente que l’on en noue les bouts. Encore un peu de temps pour se revoir, pour se sentir, pour se sonder et les deux fils se touchent, se prennent par la bouche. Une heure, deux heures, un début d’après-midi. De fil en aiguille les voilà qui s’entortillent. Et puis, sans que rien ne se déchire, le chas laisse le fil s’enfuir, le nœud s’ouvrir et les deux bouts, chacun de leur côté, repartir.
   Il en faudra du temps ! Plus de vingt ans, et pas mal de vent pour qu’un jour l’un des deux fils, un peu trop libre, cherche à renouer ce lien qui semblait fort lointain.

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